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7月5日 Comme dans un rêve...Souvenirs d'amours éternels qui n'ont peut-être jamais existé, ombre furtive, effacée par le coucher du soleil. La nuit s'est abattue de ses sombres pensées sur tes tendres espoirs, les arbres ont frissonné de tristesse. Tu allais vivre. L'atmosphère raffraîchie par la rosée de larmes a chassé la colombe vers des cieux plus cléments. Le bonheur s'est enfui avant d'avoir été. Lâche, il a eu peur de tes regrets brûlants égarés entre la cheminée et la table de la salle à manger. Faible, il a abandonné son coeur sur le bas-côté espérant sauver sa raison. Les miettes d'une histoire à laquelle tu n'avais pas le droit traînent avec toi comme dans la journée. Les questions et les larmes nocturnes sont les fidèles compagnons des heures passées à douter du destin. Une photo brûle encore dans les flammes d'un feu qui semblait de paille. Son visage se carbonise loin de faire disparaître véritablement le bonheur volatilisé. Son sourire de papier déformé par la chaleur fait encore vibrer ton être anéanti. Des lettres s'emmêlent, un mot se déchire avec ton âme au fur et à mesure que la mélodie rejouée à l'infini t'invite à l'oubli. Tu ris jusqu'aux larmes pardonnant à l'assassin. La douleur barbare et la réalité brutale t'assomment, le temps titube oubliant de faire son travail. Une vie aussi vide que sa chaise te regarde passer dans le sens contraire. Il est près de toi, te regarde avec tendresse. Ses yeux d'artiste dessinent le sillon de ton sourire et caressent ton visage. Une joie intense et lumineuse redessine l'horizon. Son âme chaleureuse douce comme des paroles venues d'Orient promet de prendre soin de toi. Ta main dans la sienne, tu voudrais frapper à la porte de la réalité, son corps imaginant ton corps, ses baisers soignant la meurtrissure, tes maux disparaissant sous ses paroles réconfortantes. La destinée attendra elle aussi. Un rayon de soleil sèche tes larmes au petit matin, tu t'es endormie blottie contre lui une fois encore. Il ne t'oubliera pas. Il t'a aimé, un sentiment vrai imprescriptible donné qui ne se reprend pas, deux êtres libres de se séparer mais qui ne séparent jamais, une énergie inaltérable sur cette terre qui ne comprendra jamais le mot fin. 4月14日 Sans larmeUn jour, tu l'as laissée partir, tu l'as regardée s'éloigner, te quitter, son coeur au vent, si fière, les yeux sans larme.
Un jour, elle a quitté la poussière du non-dit et s'est envolée vers un autre rêve.
Un jour où tu n'imaginais pas que ce serait la dernière fois, une de ces journées d'hésitations où tu ne savais pas, qu'une valise aurait raison de toi.
Un jour où tu as oublié que la force de son soutien ne tenait qu'à ce fil d'or.
Un jour où tu n'as pas compris que son amour ne supporterait plus tes doutes, tes comparaisons meurtrières.
Un jour, tu as brisé ton destin, tu as blessé l'oiseau et tué ses espérances d'un mot.
Un jour, où tu voulais fuir loin de toi, loin des choix, tu as assassiné son ombre.
Un jour tu as effacé ce bonheur qu'elle avait dessiné de son sourire.
Un jour où tu n'as pensé qu`à toi dans ce jardin asséché, auprès de la rose assoiffée.
Un jour, tu as étouffé sa joie et usé ses toujours.
Un jour tu aurais dû crier que c'était elle au lieu de réprimer ton amour.
Un jour où tu n'avais pas encore découvert que ton coeur rassuré chantait sa liberté auprès d'elle.
Un jour où tu ne devinerais pas les reproches, ceux qui rongeraient ton image mélancolique dans le miroir.
Un jour, elle a repris ses sentiments, t'a souri, et t'a abandonné à ton sort coloré de regrets.
Tu as toujours cru qu'elle reviendrait, tu n'es jamais allé la chercher même lorsque les années ont passé.
Une nuit, tu n'as plus supporté l'attente, regardant la lune pleine, blanche et si ronde se refléter dans l'eau, tu as prié pour qu'elle te pardonne... 3月16日 Des nuitsDes nuits à compter les minutes, des nuits à compter les barreaux, des jours à compter les nuits.
Des jours à effacer, une vie pour oublier.
Injuste horreur de la privation de liberté, infime compensation de l'avoir retrouvée.
Parler pour ne pas perdre ses mots, raconter pour se souvenir, crier pour être sûr qu'on est encore vivant, survivre à l'enlèvement de son corps et à l'ensevelissement de son âme.
Quand toutes les pensées d'autrefois, du temps où il faisait bon chanter, se bousculent et qu'il fait noir du soir au matin, le seul à se soucier de vous, c'est votre geôlier, il vous détache alors que vous vous attachez à lui.
La récompense ultime, ce quignon de pain sec, cette soupe amère qui se transforme en punition à peine avalés.
Demain.
On se surprend à fermer les yeux, à imaginer l'arbre majestueux, le chat qui gambade, la mouche bruyante et gourmande sur le pot de ce miel si doux qu'on a jamais pu terminer, à rêver de la vie que l'on manque dehors, à l'amour infini qui nous attend et à cette bouche tendre qu'on a embrassée...au soleil qui reviendra un jour quand le cauchemar aura cessé.
Une question ou deux se risquent dans notre esprit, le pourquoi, le pour rien, la raison, le hasard d'être né là, d'être passé par là.
Hier.
16 ans à peine, trop tôt pour subir la destinée infâme sans se révolter, l'évasion de l'esprit n'y suffit pas, les poings saignent d'avoir frappé ce mur de béton qui projette une ombre affaiblie.
Les certitudes idéalistes sont blessées, des convictions pures s'amoindrissent face à la cruauté. Bien sûr qu'on ne l'a pas mérité, l'inquiétude pour ceux qu'on a laissés dehors, ceux qu'on a emmenés dans un coeur las qui ne bat plus qu'à mi-mesure, qui veut s'arrêter et abandonner un avenir qui ne voit pas de lumière.
Sa tête lui fait mal, ses rêves veulent s'enfuir, quitter l'espace clos.
Il prend alors son élan, il court le plus vite possible et va frapper de toutes ses forces contre l'entrée qui résiste autant que le régime au dehors, autant que cette nouvelle Constitution.
A moitié assommé, le front sanglant, il se jette encore contre la porte. Elle grince et d'un seul coup, le gond de métal rouillé cède.
Sur le sol poussiéreux, les gouttes de sueurs font des taches irrégulières un peu collantes, assombries par la couleur du sang, ses yeux mi-clos sont fixes, ses pensées ont repris leurs droits et ses rêves le chemin de la liberté.
2月9日 J'ai toujours su...J’ai toujours su que c’était toi et si je ne t’avais pas rencontré, je t’aurais inventé ! Tu te promènes dans mes journées ensoleillées, tu marches pas à pas dans ma vie. Si j’avais cru au bonheur, j’aurais chanté ton nom, j’aurais crié par la fenêtre de ma vie jusqu’à ce que tu entendes l’écho te répéter sans cesse que je suis sur cette terre pour toi. J’avais écrit mon existence avant de t’aimer et tu étais le héros de mes rêves éveillés. Tu es ma destinée. Voir ton regard me remplit et me vide tout à la fois lorsque tu es si loin de moi. J’ai mal avec toi alors que j’ai mal sans toi. Tes absences rythment en silence la cadence de mes souffrances. Je te connais depuis que mon cœur est né et je te reconnais depuis que j’existe. Mon évidence, tu es pourtant là près de moi, si parfait, comme si je t’avais dessiné, comme si je t’avais raconté. Tu sors de cette graphie, des paroles faites de toi s’envolent vers la liberté. Une photo de toi, trois dimensions qui m’enserrent, m’embrassent, tes yeux connaissent chaque recoin de moi, un frémissement envahit tout mon être comme lorsque le vent s’attarde sur les peupliers. Puisque je n’y crois toujours pas, tu prends vie juste pour me narguer. Comment est-ce possible que tout ce que j’ai imaginé existe avec autant d’amour? Intense, immense, est la surprise que la vie me réserve, cette âme qui rencontre sa sœur dans ce corps à corps avec un monde de réalité. J’ai toujours su que tu me rejoindrais, j’étais là pour t’aimer et j’attendais ma destinée.
Ni en retard ni en avance à ce rendez-vous avec la providence!
Deux bras potelés s’agitent entre nous, ils se tendent vers toi, deux petits pas sur ces chemins emmêlés qui traversent le ciel, un cri heureux vers le héros : Papa !
1月24日 Ne plus penserNe plus penser à toi, mon Prince si charmant, si tendre et généreux, plus vrai que dans mes rêves exaltés, plus réel que dans tous les contes de fées.
Laisser tomber la réalité qui n'existe plus, ne pas attendre le messie qui est déjà venu, croire alors aux bonnes nouvelles, se laisser aller au bonheur avec confiance, penser que la vie est belle et regarder dans le miroir un visage enfin heureux et toi auprès de moi.
Frôlant ton regard, je m'y perds libre et consentante, jamais le même chemin mais toujours le même guide.
La conquête d'une terre acquise aux caprices de notre destinée commande le sacrifice de deux âmes esseulées.
Tous les jours vaquer à ses occupations, musique, peinture, écrire les constances de ta vie, les circonstances de ma vie.
Une déchirure pourtant, la souffrance en silence de ton absence alors que tu es là.
Mon coeur est si douloureux quand pourtant tu ne résistes plus.
La blessure à vif c'est ce partage encore manqué, ce temps passé à le rattraper.
J'ai regardé sans toi les oiseaux s'envoler, seule dans cette nature à contempler l'horizon quand les saisons défilent à un rythme étourdissant et que mes sentiments s' accélèrent sans mesure ni loi .
Un chant d'amour se promène dans ma tête, tu connais l'air et tu le fredonnes à jamais avec moi, tu t'es perdu dans mes pensées.
Je rêve de toi, une minute, une éternité, mon âme alanguie se langui de toi.
L'instant d'avant, tu es déjà mon plus beau souvenir et tu es déjà mon passé.
Ce voyage si lointain qui me laisse ici et t'emmène là-bas sera le dernier.
Je t'aimerai toujours, tu es le plus beau de mes songes de chaque jour et tu as existé.
Mais alors pourquoi t'oublier alors que tu es au plus près de mon coeur et que tu me manques tellement? 12月31日 Un petit tour et puis s'en va...Un jour comme ça alors que le soleil brille dans un tout là-haut que tu rejoindras plus tôt...
Sur la chaise, deux bras ballants, une paire d'yeux bleus fixent le vague, un charmant visage rieur, une immobile frimousse de plastique sur laquelle une bouche rosée finement dessinée reste muette.
Elle est fidèlement assise à côté de ton loyal compagnon de peluche, le vaillant soldat de chaque nuit qui courageusement combat tes cauchemars.
Vaincra-t-il cette injuste nouvelle que tu n'entends pas, anéantira-t-il ce mal incurable qui ronge ta vie de petite fille?
Cette poupée caline vivra-t-elle plus longtemps que toi?
Alors que l'événement terrible enrage le coeur de tes parents, accable et désespère la famille, tu continues à sourire. Joyeuse, tu joues à cache-cache avec ton petit frère, tu le ramasses dans un éclat de rire quand il trébuche sur le gazon, tu l'embrasses et le consoles alors que ce gros chien lui a fait si peur!
Tu respires la jolie fleur jaune et observes curieuse cette ludique abeille qui l'a butinée, dévalant la pente du jardin, tu cours après le chat pour lui offrir tes bras plein d'amour de la vie, et l'habiller avec la nouvelle robe mauve de ta poupée préférée.
Un saut dans cette mare de toutes tes menues forces pour faire s'enfuir la rainette qui se reposait rêveuse près du nénufar, un indiscret canard vient quémander un quignon de pain alors que tu laisses des traces de pas dans le coeur de ta maman, de ton papa, tandis que tu chemines le long de cette courte vie que tu n'as pas choisie et qui se réduit comme s'amenuisent tes forces d'enfant.
Un biscuit croustillant trempé dans un délicieux chocolat chaud, une pilule magique, ton goûter avalé, tu recommences ta candide farandole infinie.
Ce soir, souriante, tu t'endormiras innocente, ton nounours veillera encore, demain, l'autre jour.
Tant que le soleil brillera.
12月24日 Serait-ce si tu veuxTon voyage, ta récompense, ton cadeau de Noël tant espéré, tout est minutieusement organisé.
Tu as choisi les moindres détails, l'exotique destination, tu en as choisi la date, la saison, le plan de vol n'a plus de secret pour toi, il ne te reste qu'à suivre le chemin vers le soleil et laisser ce pénible quotidien derrière toi.
A l'aéroport, les retrouvailles, un peu de brouhaha, tes enfants sont présents ensemble, ton amour de mère les veut unis, tu les as mis au monde pour qu'ils ne soient jamais seuls.
Ta petite princesse aux yeux persans, au regard d'orient te tient la main, ton amie d'enfance au coeur miroir est là comme toujours, chacun avec son bagage préparé avec tendresse.
Ton esprit s'éloigne brèvement le temps d'un souvenir, le bonheur d'un voyage en Perse, le goût des pistaches croquantes, la couleur du jus de grenade sur ce tapis, la main dans la main de cet homme, l'unique, ce rêve devenu réalité.
Ils sont arrivés avant le départ, tu les as prévenus, ils te disent au-revoir, chacun te prend dans ses bras, te chuchote à l'oreille son affection," fais attention à toi sur le chemin, tu vas nous manquer, reviens vite"!
Tu les rassures de ton sourire généreux, lumineux, victorieux, de tes lèvres ourlées de rouge, de tes yeux verts peridot.
-" Vous êtes grands, je n'ai plus rien à vous donner, je veux partir, je dois y aller, il m'attend. Vous devez accepter que ce sapin de Noël, je le veux pour moi, ce crabe n'est pas sur une plage, il n'y a pas de cocotier, je ne veux plus. Aimez-vous autant que je vous aime, c'est ce que je demande pour vous".
Fièrement, dignement, tu as lutté tant que c'était possible, puis un jour tu as changé d'avis , tu les as consolés, tu as séché leurs larmes.
Tu le sais, tu le sens, le décollage est imminent, tu es à nouveau heureuse, lorsque l'amour de ta vie t'a quitté, ton amour de la vie aussi et cette fois tu vas le retrouver.
A travers tes yeux mi-clos, tu observes décides et commandes, tu l'entrevois entre deux nuages, il te prend la main, tu le rejoins. 12月7日 Un jour mon rêveUn jour alors que je t'attendais depuis si longtemps, tu m'as raconté mon histoire, ce roman sur la quête d'un amour infini, sur la rencontre inespérée d'un toi et d'un moi avides de pureté, de sincérité, de beauté et de vérité.
Un jour tes sentiments dévoilés ont frappé si fort à la porte de mon destin qu'alors mon coeur s'est ouvert.
Un jour tu as pris dans tes bras toutes mes souffrances et tu as soufflé avec tant d'ardeur qu'elles se sont envolées créant cet oiseau de paradis heureux.
La colombe de la liberté planant en ces temps-là au gré du vent s'est alors posée sur ce saule majestueux qui a immédiatement cessé de pleurer.
Un jour la branche épaisse de cet arbre aux feuilles de couleur espoir a retenu nos âmes.
Son nid douillet de plumes et de poésie soigneusement préparé, apaisée elle s'est endormie en écoutant les chants de son merle aimé, appréciant chacun de ses tendres baisers.
Au réveil, un rayon de soleil d'un amour éclouissant éclairait sa demeure, donnant à son plumage une blancheur plus pure encore.
Sa mémoire vibrait toujours des ennivrantes caresses nocturnes.
C'était plus qu'un songe ce jour-là!
Cherchant encore un indice, la preuve qu'elle avait touché la réalité, quelques plumes entremêlées sur l'oreiller la réconfortèrent, elle huma de toutes ses forces l'odeur de l'oiseau de feu absent. Elle devait avoir le courage d'admettre que le nid était vide, que l'oiseau et l'euphorie de l'instant s'étaient envolés, elle devrait vivre avec un souvenir de plus.
Lasse de défier la fatalité, sa révolte habituée à de nombreux dépits, elle songeait encore quand une ombre et le bruit d'un battement d'ailes la ramenèrent à la douceur de son rêve.
L' instant de doute fut rassuré tandis que son oiseau de bonheur revenu un brin d'herbe et une pensée serrés dans son bec, la combla d'une caresse affectueuse.
Un sourire, l'échange de leurs profonds regards si ressemblants avait suffit, ils s'étaient instantanément et, sans doute, compris.
Surpris il s'était enfuit, croyant s'oxygéner, il était réapparu, avec hâte, haletant, sans pouvoir l'éviter ni même le commander, assoiffé d'avoir compris qu'il ne perdrait pas son inestimable liberté auprès d'elle et qu'il lui manquait déjà de respirer le même air que cette colombe rencontrée entre deux nuages.
Au contraire il lui restait à consentir sagement qu' il suffoquait sans sa présence, sans son amour patient et qu'elle était sa délivrance.
L'oiseau s'envole encore une fois ou l'autre repeindre les couleurs de l'arc-en-ciel sous lequel ils vivent mais il retourne inexorablement vers la source de sa plénitude et de son inspiration.
Un jour mon rêve s'est exaucé, il est devenu un rêve de tous les jours. 8月31日 Enfant unique, enfant musique, une légende bretonneTu l’as rêvé, orchestré dans ta vie, d’ici et de là-bas, pourtant absent, son regard était au-dessus de toi. Dans ta tête celui qui te protégeait, de sa mélodie de toujours. Un air fait de do, de ré, de la, de si, de s’il était là. Bercée par une symphonie celtique, tes songes t’emmenaient vers les paysages d’une enfance parfaite. Un jour une gigue joyeuse, l’autre, une complainte triste.
Une promenade musicale dans une forêt mystérieuse, dont les arbres en forme de Triskels (symbolisent les 3 éléments ci-après) te replonge dans ce perpétuel menuet intérieur où ni l’eau, le feu ou l’air ne prennent le dessus. Equilibre durable et solide comme le menhir, le Korrigan (troll) ne mettra jamais de doutes dans ton cœur, il gardera ton trésor, ce secret, cette force...tu poursuis ton chemin.
Le son d’une flûte, une note de bombarde, mettaient en relief une famille qui te sourirait, un frère qui ne pourrait pas oublier ce petit bout de fille venue de nulle part, partie au gré d’un grand vent comme il en existe en Armorique.
Ce jour-là, « wi a wag », l’Ankou (la mort) a accompli sa funeste tâche, symbolique de jours meilleurs pourtant profondément Anken (chagrin), point d’Ankoun (oubli) dans cette nouvelle vie,
Tu suivais le sentier tracé par ces notes de musique douces comme le Kouign Aman (gâteau breton) et chaque tour de France et de Bretagne te rappelait sans cesse un frère que tu n’as jamais eu alors qu’il existait si près de toi, dans ce cœur espérant, rempli de son ombre.
La nuit terminée, un « Mam doué beniget » t’a réveillée.
Devant toi, la côte de granit rose, le soleil se lève et sur l’horizon harmonieuse se dessine la silhouette réelle de ce frère tant rêvé, l’onde lumineuse d’une affection inexplicable venue d’un lien indestructible te traverse, ta quête du Graal s’achève pour un instant, un air de Gwendal t’emporte vers lui. http://www.youtube.com/watch?v=nQvj5NmOFZA&feature=related
8月11日 Rayon de soleilUn petit moment de bonheur, un court instant d’amour flamboyant et puis plus rien, las, il disparaît à nouveau derrière les nuages qui prennent de force l’espace céleste. Moutons de coton noirs blancs et gris le dissimulent et le protègent d’une minute déchirante si puissante, d’un rayonnement intense, d’un accroc en plein cœur. L’orage gronde, il crie de douleur, un éclair passionné le défend d’une atteinte meurtrière. L’incendie embrase son âme tendre enflammée par la mémoire du dernier baiser, la foudre fait feu de tout bois en ce jour d’été. Quelques gouttes de pluie rafraîchissent les brûlantes émotions. La nature est vidée de ces fleurs après la violente tempête de mots. Le vent souffle encore, chasse les sentiments blessés, apaise les âmes qui reprennent un chant nostalgique, une complainte soumise aux tourments. Un feu de paille assèche ces larmes venues du ciel. Un bourdonnement mélancolique envahit son corps triste qui se consume esseulé. Son regard abattu s’arrête sur l’abeille dorée, elle survole la rivière aux reflets scintillants, il est à peine consolé. Il est fatigué de cette immuable destinée, vingt-quatre heures ont passé, rejoignant l’horizon calciné, condamné à la solitude, le soleil fiévreux se cache plus malheureux qu’hier. 8月9日 Le cœur dans la main
Il palpite encore, doucement, faiblement, il cogne contre les parois de son sort… Une crampe violente, la douleur l’a terrassé. Il a quitté son corps pour se reposer. Un éclat rebelle face à ce rythme qui lui était imposé, son souffle asphyxié par un mélange d’émotions passionnées, bouillonnantes déçues lui ont donné toutes les raisons d’oublier, de bannir, de fermer la porte, de quitter une enveloppe charnelle maudite et douloureuse qu’il n’a pas choisie et de jeter la clef. Une vague intense l’a rejeté sur le rivage d’un nouvel océan de larmes, il nage à contre-courant, résiste, peine encore, puis renonce face à la fatalité inexorable de son destin malheureux, à bout de force, il s’abandonne, il veut aller au bout du désarroi de la tristesse et s’y habituer enfin pour ne plus souffrir, pour ne plus ressentir. Ivresse de la noyade, appel du fond, un étourdissement, enfin il n’éprouvera plus rien. Il n’entend déjà plus, seul son subconscient rêve et revoit des jours qui n’ont jamais été meilleurs. Intensité de la vérité criante et cruelle, il ne veut plus être cet organe à la merci du moindre tremblement, du moindre soubresaut, il ne veut plus endurer ni les incidences de chaque émoi injuste, ni chaque coup lourd de conséquences profondes et sanglantes qui lacèrent son ventricule fragile. Une mélodie douce et lointaine le rappelle pourtant, elle le réconforte tout en se rapprochant de sa carcasse, il remonte calmement à la surface, il suffoque, recrache des milliers de notes de musique, d’images, de sentiments d’amours inachevées. Il reprend peu à peu la cadence, le vide est immense, le bonheur n’était pas au rendez-vous. Vaillant, il battra encore, métronome toujours, jusqu’au prochain rappel à l’ordre, jusqu’au bout. 8月8日 VoyageurVoyageur, tu explores mes yeux, ma bouche, mon corps, tu abordes mes reins, envahis mes sens jusqu'à atteindre mon âme, jusqu'à toucher mon coeur.
Tu te rapproches doucement du point de non-retour, mémoire des sensations, abondance de sentiments, tu t'es logé dans ce refuge battant la chamade, en sortir relèvera de la cruauté.
Il te faudra rouvrir la plaie, trancher dans le vif. Ta balade éphèmère inconsciente des ravages sanglants se poursuit plus intensément, tes mots pour mon âme sont les maux de mon coeur apeuré, vibrant, tressaillant.
Une promenade innocente se transforme, promesse de bonheur d'un jour, un rêve éveillé, magie de l'instant, plus tard tout sera oublié.
L'odyssée sauvage reprend, conquérant, il te faut découvrir ces pentes sinueuses inexplorées.
Le chemin sur lequel tu t'attardes a eu raison de ta raison.
Ta curiosité espiègle te conduit naturellement vers la douceur rassurante de ce rythme régulier.
Il fait bon, un soleil heureux te réchauffe, brave nomade, tu es tenté par cette aventure sur le chemin de la providence, ce périple saisissant t'attendrit, confiant, tu te consoles des douleurs passées, attraction fatale, désir de tendresse, des notes de musique caressent ton âme, ton esprit de fugitif pacifié cajole à nouveau, le voyage continue dans ton coeur libre apaisé vers la promesse d'un avenir comblé.
Voyageur, j'explore tes yeux, ta bouche, ton corps, ton âme, jusqu'à toucher ton coeur. 6月24日 Sa douce moitiéElle pense, elle chante, elle rit, elle crie, elle milite pour la liberté. Elégante, souriante et belle on l’admire, on la reconnaît. Elle se revoit si joyeuse et téméraire, toujours vaillante et debout en harmonie avec son pays, fière de son drapeau, rouge, blanc et vert, couleurs du sang mais aussi de paix et d’espoir. Légère comme la colombe, elle survole la vallée de la Bekaa, croque une douce pomme de cet arbre aussi généreux et hospitalier que son peuple, court sur la plage et croise Balaat Gebal, le soleil se couche sur Jbeil. Ce n’est pas encore le moment de partir, elle a encore tant à raconter. « -Allez reviens » se dit-elle, « retournes-y, on t’attend tu n’en as pas encore fini, tu n’as pas donné ta vie ! » Le métal anthracite de la voiture éventrée est encore brûlant, elle ne reconnaît pas ses compagnons de voyage carbonisés, sa robe printanière Elie Saab est déchiquetée, ensanglantée, son sac à main rose gît béant à côté d’éclats de phares rouges, elle y entr’aperçoit la photo noire et blanche du mariage de ses parents qu’elle garde toujours sur elle. Sa main serrée libère soudain une chaîne en or brillante et son pendentif, une croix qui lui rappelle la souffrance du Christ. Elle paraît assoupie sur le bitume. « Réveille-toi, ne reste pas là !» murmure-t-elle. Ce n’est pas la première fois qu’elle affrontera la réalité. Les matins peuvent être difficiles, d’ailleurs aujourd’hui, elle ne voulait pas se lever, elle a d’abord éteint le réveil une première fois, somnolé quelques minutes mais s’est réveillée dans un sursaut de culpabilité, par devoir envers ses courageux compatriotes qui la regardent fidèlement, l’espère et l’encouragent chaque jour. Lharissa, Charbel la rappellent encore à sa foi. Et sa famille, elle les aime tant ! Elle s’égare encore sur la force du Cèdre, et rejoignant son corps douloureux, elle revient à elle. Les silhouettes blanches s’affairent, « le ciel l’attendra »…une moitié d’elle suffira, pour crier son amour pour le Liban ! En hommage à May Chidiac. 6月18日 Mourir de ne pas avoir donné la vieSa vie se consume encore à petit feu alors que son cœur est déjà réduit en cendres. Elle est seule depuis toujours et pourtant elle entend dans sa tête les cris de cet autre qui ne sera plus jamais là, elle sent dans son ventre ses coups, elle allaite ce sentiment de vide immense. Le destin s’est encore prononcé. D’un je ne sais quoi, il s’est vengé et l’injuste vérité sur l’inutilité de son corps impatienté éclate. Soixante ans ont passé si vite, il est si tard, sa beauté est fanée, ses cheveux sont gris dans le miroir, elle est fatiguée, Mensonges, méfiance et mythes incertains, en tous cas, il n’est jamais venu, ce grand amour pour qui elle réservait le fruit de ses entrailles. A vingt ans, il était trop tôt, à trente ans, il ne l’a pas rassurée, à quarante ans, il était en retard et 20 ans de plus ont passé comme une éternité. Elle s’est comme à son habitude réfugiée dans ses pensées qui sont comme multipliées par l’effet de ce miroir qui l’observe et la juge à nouveau. Ce miroir qui lui a si souvent menti, qui lui déclarait qu’elle n’était rien quand elle avait tout, qui lui disait qu’elle avait le temps quand elle s’est découverte, qui ne voyait qu’elle alors qu’ils étaient deux, elle le déteste, elle lui en veut, il lui a volé sa vie et ce soir il la tuera encore une fois, ce soir, son reflet meurtri sera le meurtrier. Un coup de poing et son visage est une première fois découpé sur le sol, elle l’affronte encore, se baisse et d’un geste, elle se saisit d’un morceau tranchant, à cet instant, le reflet de sa bouche va mordre la veine de ce poignet, les yeux dans les yeux le combat commence….la flamme qui brûlait encore dans ce regard s’éteint peu à peu. 2月16日 Cruel ValentinUn si beau bouquet et c’est le sien ? Oui, c’est elle qu’on a appelée parmi toutes les autres, jalouses de tant de démonstration, c’est elle qui l’a reçu ! Son cœur bât la chamade, le plastique crisse et soutient le rythme, l’opération est délicate, ne pas pleurer, tenir l’offrande encombrante sans la faire tomber, s’emparer des ciseaux et ne pas les enfoncer dans sa poitrine pour que cesse la douleur des questions pourtant toujours sans réponse…découper délicatement le papier sans blesser les roses, retirer les épines qui se retourneront contre elle tôt ou tard. Il lui faut encore, attraper tout en haut, sur l’étagère de droite, un vase tellement petit pour autant de sentiments, le remplir d’eau tout en filtrant ses larmes et disposer les fleurs une à une tout en comptant les nuits d’amour…. Aucune ! Elle a pourtant beau chercher dans sa mémoire, l’addition est cruelle. A-t- elle a reçu les fleurs d’une autre, son cœur est-il un imposteur ? Elle ne veut pas voler l'amour, elle en connaît les ravages. Qui est-ce ? Son attention est attirée par cette enveloppe blanche un peu humide restée sur les branchages et feuilles coupées. Aie ! Une épine lui rappelle que les roses peuvent aussi faire souffrir. Elle déchire l’enveloppe avec hâte, lit un message qu’elle ne comprend pas, saute la dernière ligne pour arriver à la signature….X. Elle a bien lu ! "X." ! "X ."comme Xavier ou Xénophon…. des "Xaviers", elle en connaît deux, le deuxième mari de la grand’tante de Justine son amie de toujours et Xavier qui a signé dernièrement un pacte de solidarité civil avec John, alors….il se pourrait bien que ce soit Xénophon…..mais elle n’en connaît pas. Peut-être est-ce juste "X." pour ne pas signer ou "X." pour un baiser volage ? Elle relit le message encore, en lisant tous les mots cette fois, une simple phrase qui veut tout dire et qui ne veut rien dire, qui pourrait s’adresser à la voisine, à Justine, à sa grand’tante ou aux autres, les jalouses qui sont toujours là et qui contemplent son bouquet. Elles essaient même de lire par-dessus son épaule pour savoir de qui cela vient…pas de chance pour elles non plus, encore une fois ! Elle réfléchit, aucune nuit d’amour, aucun amoureux et aucune idée, son cœur ne s’est réveillé qu’aujourd’hui d’un long sommeil. Elle l’avait étourdi, endormi la dernière fois qu’il lui avait fait mal et depuis, il se reposait, attendant qu’on l’éveillât. D’ailleurs se pourrait-il que….non ce n’est pas possible, ce serait trop parfait, trop juste et l’amour est injuste, elle devrait le savoir à présent. Et cette preuve une fois encore, quand elle reçoit aujourd’hui les fleurs volées à quelqu’un qu’elle ne devine pas, ce "X." qui pense peut-être qu’avec ces quelques roses, elle pourrait l’aimer. Souvent celui-ci en aime une autre qui n’est pas dans ses bras, souvent celle-là l’aime de tout son cœur qui est aimé d’un autre et Valentin est cruel de le rappeler. En réfléchissant encore, "X." lui a tout de même apporté une réponse, confirmée par Valentin chaque année, que l’amour n’est pas dans la boîte de chocolats que l’on vous offre, ni dissimulé derrière le bouquet de roses que l’on n’a pas reçu et qu’une épine peut faire autant de mal que la flèche que Valentin remue dans une plaie déjà béante. 10月15日 FraternitéIl partira, il n'a plus le choix.
Une fois encore le hasard de la vie a décidé de son destin, il est né là où on ne le retient pas, ici où l'on a que faire de sa révolte.
Pourtant jusqu'à aujourd'hui il a fièrement résisté.
Pourquoi lui a-t-on pris sa terre, pourquoi sa maison gît-elle sur le sable?
Sa famille mise à l'abri, il pensait que cela ne durerait qu'un temps, il garderait les meubles, les bêtes. L'olivier lui donnerait sa force, l'amandier la douceur, le figuier la résistance.
Patience!
Rien de tout cela, un nuage de poussière puis un nuage de plomb, l'ont décidé.
A bout il s'était levé, la rage au coeur, la folie des sens, l'injuste colère de Dieu face à lui, envers les siens.
Des mains jointes se transforment soudain en poings serrés, la tête à feu et à sang, il a tremblé, il a crié, il est tombé.
Une minute, une éternité....
Ses larmes et regrets n'y pourront rien, devant lui un ennemi, puis plus rien, devant lui le corps sanglant de celui dont il a décidé du destin. devant lui un frère, un fils....trois jours pour l'enterrer.
Ton petit bonheur une fois encoreTu rentres chez toi et reconquiers ta vie, chaque jour un peu plus et encore plus, une séduction intérieure complète. Tu étais pâle et faible pendant si longtemps mais tu respires à nouveau, enfin. Ton toi est silencieux, il ne hoquette plus de souffrance, tu ne trébuches plus, le calme est revenu. Ton épuisement n’est plus, la lassitude de cette vie si médiocre a disparu. Tu as reconstruit les fondations, elles sont désormais solides et tu t’envoleras une fois encore vers les provinces de l’amour. Tu as oublié les larmes, tu as épuisé les pleurs et naïf éternellement tu sauteras les obstacles. Les frémissements voluptueux t’emporteront si loin. Arrête-toi tu n’es plus maître de tes émotions et le bonheur de ressentir te transporte à nouveau dans l’immensité intense de sentiments si merveilleux, prudence!. Tes sens te font perdre le sens. Halte là, n’as-tu pas appris, de ton histoire n’es-tu pas échaudé ? L’histoire ne peut se répéter te crie ton cœur, la peine est oubliée, le pardon fait fi, l’amour fait foi. Tu te sens vivant….tu rattrapes cette vie qui te fuyait il y a peu encore.
10月1日 SomnambulesJe te souris, tu l’aimes, je souffre, tu la regardes, je te vois, il lui promet, elle est là, il n’entend que l’autre. Tu resteras longtemps à parcourir cette vie si injuste, faite de rencontres qui ne sont que la frustration de ne pas savoir gagner l’amour de l’autre. Il ne te promet rien, tu lui en veux, tu le veux. Ta tristesse n’a d’écho que la passion qui anime ton âme. Il ne voit pas ton cœur qui frémit tant de voir son sourire, qui vibre de l’échange de vos regards inconscients. Tu ne vois que celui qui en aime une autre. Toi tu l’aimes, tes larmes coulent de ce bonheur que tu n’obtiendras jamais. Tu sais que celui qui est au creux de toi, à qui tu donnes une tendresse toute dévouée comme pour te faire pardonner, n’est qu’une maigre consolation en comparaison de cet océan d’amour que tes rêves de l’autre t’apportent. Il a été créé pour toi, tu en es convaincue mais il est ébloui par un soleil d’été éphémère. Elle le tient, elle ne fera qu’une bouchée de ton rêve. Ton cœur a beau se battre, il n’arrachera jamais avec violence et il ne saura s’ouvrir que capturé avec douceur sans douleur. Ta fierté croise son silence. Vos chemins s’emmêlent de celle qui l’a choisi, qu’il n’a pas choisie, celui qui t’a choisi ou que tu n’as pas choisi. Vous n’êtes pas maîtres de vos destins et vos cœurs ont beau le crier, vous ne les écoutez pas, la vie vous emporte, rien n’y fait, ni la raison, ni vos sentiments, sourds vous marchez sur le chemin d’un amour perdu, aveugles vous avancez soumis au tracé de vos palpitations ensommeillées. Passer sa vie à se croiser… 9月27日 Passer ma vie, ma promesseJe pourrais passer ma vie à essayer de te rendre heureux. Tu es si beau, tu es si tendre mon bel amour. Je voudrais que chaque jour que tu te lèves, voir ton sourire et écouter le battement de ton coeur satisfait du bonheur de savoir que nous existons l’un pour l’autre à chaque seconde. Je voudrais te donner plus que ce que tu n’as jamais imaginé recevoir, satisfaire tes rêves impossibles et faire exploser ton cœur de joie. Je voudrais te démontrer que le bonheur existe, qu’il n’est pas un vain rêve éparpillé. Je voudrais t’apprendre que l’amour peut être fidèle, que les sentiments peuvent durer et qu’il suffit d’essayer. Je saurais te faire comprendre que l’amour ne disparaît pas à la moindre difficulté, que sa douceur est une force et qu’il est invincible comme dans les contes d’antan. Tu me confierais tes peines et d’un seul souffle elles seraient miel. Je te promettrais tous les vœux sacrés et notre amour serait un éternel recommencement de rires et de chants, une respiration intense de tolérance mutuelle, un voyage perpétuel vers la liberté. Je t’attendrai le temps qu’il faudra et tu seras si heureux que tu ne voudras jamais me quitter. Mon bel amour, je pourrais passer ma vie à te promettre… 9月22日 Etre l’autreBlanc, noir, grand, petit, blond, riche, aimé, célèbre,… tu n’es pas celui que tu voudrais être et tu n’es pas celui que tu crois être. Un peu plus mince, plus beau, plus performant, tu es trop ou pas assez, tu ne le sais pas ! Il y a ce quelque chose en toi qui ne te convient pas, un vide, une sensation de plein, ce ne peut être toi, c’est sûr ! Pourtant même en te combattant, tu es toujours là et il y a toujours ce toi que tu n’as pas choisi. Et si ce n’était pas toi ? Comment cela pourrait-il l’être sans ton accord, sans ton consentement ? Pourquoi n’aurais-tu pas le droit au bonheur de t’être choisi de la même manière que tu choisis tes pommes ou tes poires dans ton supermarché ? Tu décides bien de la couleur de ton jeans alors pourquoi ? Et si ce « pas toi » que tu repousses était une réponse à ton toi ? Et si c’était toi ? Tu crois être un autre que toi, qui n’aurait pas choisi son lui mais tu es pourtant celui qui digère ce lui, qui l’assume, qui en fait le meilleur usage et qui doit l’accepter, c’est ainsi que tu seras heureux. Ainsi sois tu ! |
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